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« Dans l’Église, tout procède de Dieu : son projet, son initiative, son accomplissement. L’homme est appelé à entrer dans cette vie divine, à vivre de Dieu, par Dieu et pour Dieu. Dès lors, comment comprendre que, dans l’Église des débuts de l’année 2025, le discours dominant semblât porter exclusivement sur le climat, l’écologie, les migrations, le dialogue culturel ?
Tous ces thèmes, certes importants dans l’ordre temporel, deviennent problématiques lorsqu’ils écartent ou relèguent la centralité de Dieu. »
« Il est urgent de rendre à la liturgie sa vérité : qu’elle soit de nouveau la célébration du mystère chrétien et redevienne le lieu où Dieu est premier.
Trop souvent, aujourd’hui, la liturgie est un spectacle, une scène d’agitation profane, un lieu d’expressions culturelles désordonnées. Elle est envahie de cris, de caméras, d’applaudissements, de téléphones.
Elle bavarde, bruit, et fuit le silence. Mais Dieu parle dans le silence. »
« Dans cet univers "déthéologisé", l’homme a pris la place vacante de Dieu, et souvent sans avoir à le combattre : Dieu, déjà mort ou oublié, ne faisait plus obstacle. Ce phénomène revêt les traits inquiétants du mythe prométhéen. De même que Prométhée déroba le feu céleste pour le remettre à l’humanité, l’homme moderne s’est emparé de la place divine, persuadé de s’en rendre maître, de se libérer d’un joug ancestral. »
« Et la société s’abîme dans une spirale de violence, de mensonge, d’égoïsme, de sang.
Les guerres qui ravagent l’Ukraine, la Palestine, l’Irak, la Syrie, la Libye, le Soudan, la république démocratique du Congo sont les fruits amers de cet orgueil planétaire.
Depuis la chute originelle, la créature humaine n’a cessé de se révolter contre son Créateur, mettant son orgueil à l’endroit même où elle devrait reconnaître sa dépendance. Dans cette révolte, il n’y a que ténèbres et malheur. Et pourtant, le monde postmoderne s’obstine dans sa déchéance, préférant l’indépendance infernale à l’abandon confiant à l’amour de Dieu. »